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Mardi 28 août 2007
En janvier 2007, l'Afsset considérait comme nul à négligeable la probabilité de contamination massive des eaux de surface par le virus Influenza aviaire H5N1. 

Le risque pour l'Homme lié à une exposition à ces eaux était donc également jugé nul à négligeable pour la population générale et professionnelle. Cet avis précisait néanmoins que tout changement dans la situation épidémiologique de l'Influenza aviaire en France devrait amener à une nouvelle évaluation de ces risques.

Suite à la découverte de 5 cygnes contaminés par le virus Influenza aviaire hautement pathogène de sous-type H5N1 dans 2 étangs de la Moselle depuis juillet 2007, le Délégué interministériel à la lutte contre la grippe aviaire et la Direction générale de la santé ont chargé l'Afsset de réévaluer en urgence les avis rendus précédemment.

Considérant la situation actuelle et notamment les résultats obtenus par l'Institut Pasteur de Lille sur les prélèvements d'eau réalisés sur recommandation de l'Afsset le 9 juillet à l'étang de Villers, l'Agence considère aujourd'hui que le niveau de risque pour la population générale lié au contact avec de l'eau des étangs où des cygnes morts contaminés par le virus H5N1 hautement pathogène ont été retrouvés doit être modifié et qualifié de faible1 et qu'en situation professionnelle exposante à l'eau aérosolisée de ces étangs, le niveau de risque doit être qualifié de modéré1 sur une échelle de 5 niveaux.

L'Agence réitère les recommandations précédemment publiées concernant la mise en place de mesures de prévention de l'exposition des individus, l'acquisition de nouvelles données sur le niveau de contamination des eaux superficielles concernées par la présence d'animaux malades et le renforcement des protocoles de prélèvement d'eau en cas de découverte d'oiseaux morts sur un même plan d'eau. L'Afsset recommande également d'éviter la baignade et les activités nautiques dans les étangs concernés.

Explications sur les différents niveaux: 
nulle
= la survenue de l'événement n'est pas possible.
négligeable = la survenue de l'événement ne serait possible que dans des circonstances exceptionnelles.
 faible = la survenue de l'événement est peu probable mais possible dans certaines circonstances.
 modérée = la survenue de l'événement est nettement possible.
 élevée = la probabilité de survenue de l'événement est grande.
source: forum influenza h5n1

Pour visiter le site de l' AFSSET, cliquez sur l'image suivante qui renvoie sur leur site:

logo-affset.JPG

Mardi 23 janvier 2007

Une étude vient d'être réalisée sur les possibles scénarios de propagation d'une pandémie de grippe aviaire, dans l'hypothèse d'une transmission interhumaine de cette maladie.

Ces travaux ont été effectués par une équipe du CNRS, du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), de l'Indiana University et d'un épidémiologiste de l'Inserm.

Cette étude est publiée dans PLoS Medicine du 23 janvier 2007.

La grippe aviaire continue à se transmettre entre oiseaux et des cas de contamination humaine sont enregistrés.

Bien qu'aucune transmission entre humains n'ait encore été observée, une mutation du virus pourrait se produire et déclencher une pandémie affectant des millions d'individus dans le monde entier.

Dans une telle éventualité, il faudrait de 6 à 8 mois pour obtenir un vaccin et la protection des populations dépendrait alors en grande partie de l'administration d'antiviraux.

L'application de modèles mathématiques décrivant une propagation au niveau mondial permet de tester différents scénarios selon la virulence de la transmission et l'application de diverses mesures de santé publique.

Une modélisation mondiale est de plus indispensable en raison de la rapidité des transports en avion, une épidémie pouvant très facilement "s'échapper" de son point d'origine avant de pouvoir être détectée et contenue localement.

Les chercheurs ont utilisé une banque de données fournie par la IATA (International Air Transport Association), composée des flux de passagers entre les différents aéroports de la planète et de données de population des zones desservies (correspondant à plus de 99% du trafic aérien total). Les chercheurs ont pu développer un modèle de propagation d'une pandémie grippale.

Deux critères principaux ont été pris en compte :

La virulence de la transmission, c'est-à-dire à qu'elle point la maladie est contagieuse.

La situation géographique et temporelle de son point de départ (une grippe débutant en été se propage moins facilement qu'en hiver).

La première partie de cette étude permet en particulier de comprendre à partir de quelle virulence la pandémie représenterait un danger réel. Les chercheurs ont aussi pu tester différents scénarios de réaction à des mesures de santé publique :  

Une restriction massive des flux aériens ne retarderait que peu la propagation.

L'administration sans restrictions d'antiviraux (avec un stock suffisant pour traiter une fraction importante de la population) aurait pour conséquence de diminuer fortement l'impact de la maladie et de la retarder suffisamment pour permettre le développement d'un vaccin, à condition que la virulence ne soit pas excessive.

A partir de ce deuxième scénario, les chercheurs ont comparé deux nouveaux cas de figure :

Dans le premier, seuls les pays qui détiennent des antiviraux peuvent les administrer à leur population.

Dans le deuxième, ils redistribuent de manière plus altruiste une petite fraction de leur stock à un stock mondial géré par l'OMS qui le répartit en fonction des pays touchés.

La deuxième stratégie permet de bien meilleurs résultats en diminuant énormément le nombre d'individus affectés au niveau mondial. De plus, elle bénéficie fortement aux pays donneurs. En effet, dans le premier scénario, les individus sont en contact avec un ensemble de pays où l'épidémie n'est pas freinée par les antiviraux. Dans le second cas au contraire, l'épidémie est plus contenue au niveau mondial et les pays donneurs risquent moins de recevoir des flux d'individus infectieux.

 Les prédictions du modèle indiquent donc clairement qu'un partage (au moins partiel) des ressources en antiviraux, par la constitution d'un stock pouvant être géré par l'OMS, serait un moyen efficace de lutter contre une pandémie émergente de type grippal, dans l'attente du développement de vaccins.

Source : forum INFLUENZA H5N1 via  http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1013.htm

Merci gérard.

Jeudi 14 décembre 2006

C'est une piste qui est actuellement creusée par certains scientifiques. Voici les premiers éléments recueillis par les membres du forum influenzah5n1.fr.

Le chat et le chien pourraient devenir des animaux ayant un fort potentiel pour devenir l'adaptateur du virus H5N1 comme le  porc .

Ces éléments sont le résultat d'une étude récente (datant de 2 semaines) et est basée sur le fait que les chats ont été contaminés par absorption des poulets contaminés. Le virus serait donc présent dans l'organisme du caht comme nous l'avons déjà constaté pour les tigres.......

Nous savons que le virus peut passer par le porc en venant d'une espèce aviaire pour contaminer ensuite l'homme.  Selon ces résultats, le chat et le chien semblent pouvoir jouer le même rôle que le porc.

Ces informations ne sont pas encore confirmées et doivent donc faire l'objet de toute la réserve nécessaire.

Je vous engage à suivre les suites de ces informations en cliquant sur le lien suivant:

http://forum.influenzah5n1.fr/index.php?topic=5081.from1166124556;topicseen#msg15645

Samedi 1 avril 2006
Influenza aviaire : Les deux vecteurs de la maladie

S’exprimant dans le cadre d’un colloque «grippe aviaire» Philippe Vannier, le directeur de la santé animale de l’Afssa –– a souligné la difficulté à lutter contre la diffusion de la maladie à l’échelle de la planète en raison de l’effet cumulatif de migrations animales et des activités humaines.

Le cas turc


«Les oiseaux migrateurs importent le virus mais la diffusion au sein d’un pays n’a pas forcément de lien avec eux»
 explique-t-il, citant le cas turc.

 En Turquie, la diffusion de la maladie a été extrêmement rapide du fait du commerce de volailles sur l’axe routier Istanbul-Ankara-Anatolie, explique le responsable de l’Afssa. Les éleveurs d’Anatolie, région très pauvre de l’Est de la Turquie, achètent en effet des volailles de réforme à très bas prix, donnant lieu à un important flux commercial de camions. L’extrême pauvreté des populations et les contacts quotidiens avec les volatiles dans les basses-cours ont fait le reste.
«Les oiseaux migrateurs n’ont joué aucun rôle à ce niveau-là»
 affirme Philippe Vannier.

Les foyers détectés le long du chemin de fer transsibérien, et de manière totalement décalée par rapport aux mouvements des oiseaux migrateurs, ne laissent aucun doute sur le rôle des échanges commerciaux dans la diffusion du virus.

Petits élevages asiatiques

En Asie, par contre, ce n’est pas le commerce qui est en cause. Le virus a touché l’homme en raison du fort mélange des espèces (oies, canards, poules...) et de la forte densité des élevages de canards, indique Philippe Vannier.

L’importance des marchés urbains où se vendent énormément de volailles vivantes est un facteur de risque aggravant.
«La plupart des foyers en Asie sont liés aux petits élevages, dans des structures non organisées, sans mesure de biosécurité et sans organisation de la commerciali-
sation»
ajoute le directeur de la santé animale de l’Afssa.

«Et je le dis sans idéologie aucune»
précise-t-il, en faisant allusion aux discours qui voient dans la lutte contre la grippe avaire un affrontement caché entre «élevages industriels» et «élevages familiaux».

En Thaïlande comme en Turquie, les grands élevages industriels ont été peu ou pas atteints, indique le responsable scientifique.

Note ryback: L'hypothèse des voies de communications était déjà prise en compte dans le blog par un article du 06/11/05 (lien ici).

Source du document
Mercredi 29 mars 2006
L'aquaculture est-elle impliquée dans la propagation de la peste aviaire ?

En début d'année, l'organisation Birdlife est la première à poser la question. L'association d'ornithologues basée à Londres estime notamment que la pisciculture associée à l'élevage de la volaille et du porc (ou aquaculture intégrée) peut présenter un risque sanitaire.

Dans ce type d'exploitation, généralement de taille moyenne, les fientes et les lisiers sont utilisés pour "fertiliser" l'eau douce où les poissons sont élevés. Or le guano d'un animal porteur du H5N1 est particulièrement infectieux. Et les particules virales peuvent demeurer actives plusieurs jours dans une eau à température moyenne - jusqu'à plusieurs semaines dans une eau à quelques degrés. Le virus peut alors se diffuser dans l'environnement et atteindre les oiseaux sauvages.

"Ces pratiques, nées en Chine méridionale, sont ancestrales : le premier texte traitant de ce type d'aquaculture remonte à 473 avant J.-C.", explique Jérôme Lazard, chef de l'unité de recherche sur l'aquaculture au Centre international de recherche pour l'agronomie et le développement (Cirad). Bien qu'aujourd'hui fortement concurrencées par la pisciculture intensive - poissons élevés en cage et nourris par des aliments industriels -, ces exploitations demeurent très répandues en Asie du Sud-Est, précisément dans la région où est apparu le virus H5N1. En outre, selon M. Lazard,
"la fertilisation des étangs de pisciculture grâce au guano et au lisier est également très répandue en Europe orientale".


FUMIER SOUS SURVEILLANCE

Existe-t-il un lien entre ces pratiques aquacoles et la propagation régionale de l'épizootie ?

 "La règle est la surveillance, dit encore Joseph Domenech, chef des services vétérinaires de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Dès qu'une zone est touchée, il faut enlever les canards de ces systèmes (d'aquaculture intégrée). Tout cela relève des procédures normales." Selon Samuel Jutzi, directeur de la santé et de la production animale à la FAO, "une voie de transmission du virus à la faune sauvage par ce biais n'est pas exclue". Mais, ajoute-t-il, "il n'existe pas encore d'études sur ce point particulier".

La FAO recommande, sur son site Internet:
"de ne pas utiliser (les fientes et les fumiers de volaille) dans l'alimentation animale dans les pays touchés par la grippe aviaire ou risquant de l'être. (...) Dans tous les cas, les déjections et le fumier de volaille doivent être soumis à un contrôle rigoureux. (...) Il faut empêcher toute fuite vers les cours d'eau."


Depuis une quinzaine d'années, la FAO et plusieurs organismes de coopération Nord-Sud soutiennent pourtant ce type de pratiques et tendent à les transférer en Afrique. Elles sont, rappelle M. Lazard, "le moyen le moins coûteux de production de protéines animales" et peuvent constituer "un élément essentiel de sécurité alimentaire".

L'aquaculture associée à l'élevage des porcs et des volailles a fait l'objet d'autres critiques, plus anciennes. Dans un article publié en janvier 1988 par la revue Nature, deux chercheurs mettaient en garde contre le développement de ces pratiques dans un article intitulé "Aquaculture et pandémie d'influenza". Selon eux, c'est surtout le rapprochement des espèces porcine et aviaire au sein d'une même exploitation qui présente un risque. Celui de voir des virus aviaires se transmettre et s'adapter au porc pour, ensuite, passer facilement à l'homme. Mais, là encore, aucune certitude n'est de mise, pour cause de manque de données.

Note ryback: Voici une information qui mérite une lecture attentive. La contamination des espèces migratrices risque d'être plus compréhensible .......

source
 
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