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Dimanche 2 novembre 2008

La menace de pandémie grippale, par la gravité de ses conséquences potentielles,nécessite un haut niveau de préparation. Dans le cadre de la planification des mesures à prendre pour protéger les populations et en vue de la poursuite des activités des entreprises pendant une pandémie, la question de la possible transmission du virus influenza à l’intérieurdes bâtiments par l’intermédiaire des systèmes de ventilation ou de climatisation doit être posée.


source de l'image cliquez

Le présent article ( rédigé par Véronique Ezratty , Service des études médicales d’EDF et de Gaz de France (SEM), 22-28, rue Joubert, 75009 Paris et Fabien Squinazi du Laboratoire d’hygiène de la Ville de Paris (LHVP), 11, rue George Eastman, 75013 Paris ) a pour objectif d’explorer la plausibilité d’une contamination par cette voie comparée à la « classique » transmission par gouttelettes ainsi que par contact direct ou indirect, qui nécessitent une proximité entre le sujet/l’objet source et l’hôte susceptible.

Nous avons, à partir des données disponibles dans la littérature, procédé par étapes en nous interrogeant sur la possibilité de diffusion du virus dans l’air ainsi que sur sa survie et sa capacité à contaminer des personnes à distance, qu’elles soient situées dans le même espace ou dans un autre espace du bâtiment que le sujet source. Notre analyse suggère que le risque de diffusion à distance d’un virus influenza « classique » sous forme aérosolisée ne peut être écarté.

En revanche, le risque de transmission lié à la conservation de son pouvoir infectieux, à distance via les systèmes de ventilation ou de climatisation, semble peu probable. Compte tenu de ces éléments, nous avons ensuite essayé de déterminer quelles mesures seraient à recommander et/ou à déconseiller afin de minimiser le risque de transmission de la grippe au sein d’un bâtiment ventilé ou climatisé.

Enfin, nous avons tenté d’identifier les besoins de recherche ainsi que les études à entreprendre pour confirmer ou non la pertinence des recommandations proposées et répondre aux questions qui demeurent en suspens.

Note ryback: Pour consulter cet article dans son intégralité, cliquer sur le lien suivant. (Merci Anne)
http://www.jle.com/fr/revues/sante_pub/ers/e-docs/00/04/3E/E7/article.md?fichier=images.htm

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Mardi 28 août 2007
En janvier 2007, l'Afsset considérait comme nul à négligeable la probabilité de contamination massive des eaux de surface par le virus Influenza aviaire H5N1. 

Le risque pour l'Homme lié à une exposition à ces eaux était donc également jugé nul à négligeable pour la population générale et professionnelle. Cet avis précisait néanmoins que tout changement dans la situation épidémiologique de l'Influenza aviaire en France devrait amener à une nouvelle évaluation de ces risques.

Suite à la découverte de 5 cygnes contaminés par le virus Influenza aviaire hautement pathogène de sous-type H5N1 dans 2 étangs de la Moselle depuis juillet 2007, le Délégué interministériel à la lutte contre la grippe aviaire et la Direction générale de la santé ont chargé l'Afsset de réévaluer en urgence les avis rendus précédemment.

Considérant la situation actuelle et notamment les résultats obtenus par l'Institut Pasteur de Lille sur les prélèvements d'eau réalisés sur recommandation de l'Afsset le 9 juillet à l'étang de Villers, l'Agence considère aujourd'hui que le niveau de risque pour la population générale lié au contact avec de l'eau des étangs où des cygnes morts contaminés par le virus H5N1 hautement pathogène ont été retrouvés doit être modifié et qualifié de faible1 et qu'en situation professionnelle exposante à l'eau aérosolisée de ces étangs, le niveau de risque doit être qualifié de modéré1 sur une échelle de 5 niveaux.

L'Agence réitère les recommandations précédemment publiées concernant la mise en place de mesures de prévention de l'exposition des individus, l'acquisition de nouvelles données sur le niveau de contamination des eaux superficielles concernées par la présence d'animaux malades et le renforcement des protocoles de prélèvement d'eau en cas de découverte d'oiseaux morts sur un même plan d'eau. L'Afsset recommande également d'éviter la baignade et les activités nautiques dans les étangs concernés.

Explications sur les différents niveaux: 
nulle
= la survenue de l'événement n'est pas possible.
négligeable = la survenue de l'événement ne serait possible que dans des circonstances exceptionnelles.
 faible = la survenue de l'événement est peu probable mais possible dans certaines circonstances.
 modérée = la survenue de l'événement est nettement possible.
 élevée = la probabilité de survenue de l'événement est grande.
source: forum influenza h5n1

Pour visiter le site de l' AFSSET, cliquez sur l'image suivante qui renvoie sur leur site:

logo-affset.JPG

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Mardi 23 janvier 2007

Une étude vient d'être réalisée sur les possibles scénarios de propagation d'une pandémie de grippe aviaire, dans l'hypothèse d'une transmission interhumaine de cette maladie.

Ces travaux ont été effectués par une équipe du CNRS, du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), de l'Indiana University et d'un épidémiologiste de l'Inserm.

Cette étude est publiée dans PLoS Medicine du 23 janvier 2007.

La grippe aviaire continue à se transmettre entre oiseaux et des cas de contamination humaine sont enregistrés.

Bien qu'aucune transmission entre humains n'ait encore été observée, une mutation du virus pourrait se produire et déclencher une pandémie affectant des millions d'individus dans le monde entier.

Dans une telle éventualité, il faudrait de 6 à 8 mois pour obtenir un vaccin et la protection des populations dépendrait alors en grande partie de l'administration d'antiviraux.

L'application de modèles mathématiques décrivant une propagation au niveau mondial permet de tester différents scénarios selon la virulence de la transmission et l'application de diverses mesures de santé publique.

Une modélisation mondiale est de plus indispensable en raison de la rapidité des transports en avion, une épidémie pouvant très facilement "s'échapper" de son point d'origine avant de pouvoir être détectée et contenue localement.

Les chercheurs ont utilisé une banque de données fournie par la IATA (International Air Transport Association), composée des flux de passagers entre les différents aéroports de la planète et de données de population des zones desservies (correspondant à plus de 99% du trafic aérien total). Les chercheurs ont pu développer un modèle de propagation d'une pandémie grippale.

Deux critères principaux ont été pris en compte :

La virulence de la transmission, c'est-à-dire à qu'elle point la maladie est contagieuse.

La situation géographique et temporelle de son point de départ (une grippe débutant en été se propage moins facilement qu'en hiver).

La première partie de cette étude permet en particulier de comprendre à partir de quelle virulence la pandémie représenterait un danger réel. Les chercheurs ont aussi pu tester différents scénarios de réaction à des mesures de santé publique :  

Une restriction massive des flux aériens ne retarderait que peu la propagation.

L'administration sans restrictions d'antiviraux (avec un stock suffisant pour traiter une fraction importante de la population) aurait pour conséquence de diminuer fortement l'impact de la maladie et de la retarder suffisamment pour permettre le développement d'un vaccin, à condition que la virulence ne soit pas excessive.

A partir de ce deuxième scénario, les chercheurs ont comparé deux nouveaux cas de figure :

Dans le premier, seuls les pays qui détiennent des antiviraux peuvent les administrer à leur population.

Dans le deuxième, ils redistribuent de manière plus altruiste une petite fraction de leur stock à un stock mondial géré par l'OMS qui le répartit en fonction des pays touchés.

La deuxième stratégie permet de bien meilleurs résultats en diminuant énormément le nombre d'individus affectés au niveau mondial. De plus, elle bénéficie fortement aux pays donneurs. En effet, dans le premier scénario, les individus sont en contact avec un ensemble de pays où l'épidémie n'est pas freinée par les antiviraux. Dans le second cas au contraire, l'épidémie est plus contenue au niveau mondial et les pays donneurs risquent moins de recevoir des flux d'individus infectieux.

 Les prédictions du modèle indiquent donc clairement qu'un partage (au moins partiel) des ressources en antiviraux, par la constitution d'un stock pouvant être géré par l'OMS, serait un moyen efficace de lutter contre une pandémie émergente de type grippal, dans l'attente du développement de vaccins.

Source : forum INFLUENZA H5N1 via  http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1013.htm

Merci gérard.

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Jeudi 14 décembre 2006

C'est une piste qui est actuellement creusée par certains scientifiques. Voici les premiers éléments recueillis par les membres du forum influenzah5n1.fr.

Le chat et le chien pourraient devenir des animaux ayant un fort potentiel pour devenir l'adaptateur du virus H5N1 comme le  porc .

Ces éléments sont le résultat d'une étude récente (datant de 2 semaines) et est basée sur le fait que les chats ont été contaminés par absorption des poulets contaminés. Le virus serait donc présent dans l'organisme du caht comme nous l'avons déjà constaté pour les tigres.......

Nous savons que le virus peut passer par le porc en venant d'une espèce aviaire pour contaminer ensuite l'homme.  Selon ces résultats, le chat et le chien semblent pouvoir jouer le même rôle que le porc.

Ces informations ne sont pas encore confirmées et doivent donc faire l'objet de toute la réserve nécessaire.

Je vous engage à suivre les suites de ces informations en cliquant sur le lien suivant:

http://forum.influenzah5n1.fr/index.php?topic=5081.from1166124556;topicseen#msg15645

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Samedi 1 avril 2006
Influenza aviaire : Les deux vecteurs de la maladie

S’exprimant dans le cadre d’un colloque «grippe aviaire» Philippe Vannier, le directeur de la santé animale de l’Afssa –– a souligné la difficulté à lutter contre la diffusion de la maladie à l’échelle de la planète en raison de l’effet cumulatif de migrations animales et des activités humaines.

Le cas turc


«Les oiseaux migrateurs importent le virus mais la diffusion au sein d’un pays n’a pas forcément de lien avec eux»
 explique-t-il, citant le cas turc.

 En Turquie, la diffusion de la maladie a été extrêmement rapide du fait du commerce de volailles sur l’axe routier Istanbul-Ankara-Anatolie, explique le responsable de l’Afssa. Les éleveurs d’Anatolie, région très pauvre de l’Est de la Turquie, achètent en effet des volailles de réforme à très bas prix, donnant lieu à un important flux commercial de camions. L’extrême pauvreté des populations et les contacts quotidiens avec les volatiles dans les basses-cours ont fait le reste.
«Les oiseaux migrateurs n’ont joué aucun rôle à ce niveau-là»
 affirme Philippe Vannier.

Les foyers détectés le long du chemin de fer transsibérien, et de manière totalement décalée par rapport aux mouvements des oiseaux migrateurs, ne laissent aucun doute sur le rôle des échanges commerciaux dans la diffusion du virus.

Petits élevages asiatiques

En Asie, par contre, ce n’est pas le commerce qui est en cause. Le virus a touché l’homme en raison du fort mélange des espèces (oies, canards, poules...) et de la forte densité des élevages de canards, indique Philippe Vannier.

L’importance des marchés urbains où se vendent énormément de volailles vivantes est un facteur de risque aggravant.
«La plupart des foyers en Asie sont liés aux petits élevages, dans des structures non organisées, sans mesure de biosécurité et sans organisation de la commerciali-
sation»
ajoute le directeur de la santé animale de l’Afssa.

«Et je le dis sans idéologie aucune»
précise-t-il, en faisant allusion aux discours qui voient dans la lutte contre la grippe avaire un affrontement caché entre «élevages industriels» et «élevages familiaux».

En Thaïlande comme en Turquie, les grands élevages industriels ont été peu ou pas atteints, indique le responsable scientifique.

Note ryback: L'hypothèse des voies de communications était déjà prise en compte dans le blog par un article du 06/11/05 (lien ici).

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