Les importations illégales de plus en plus nombreuses d'oiseaux sauvages ont des répercussions non négligeables sur l'embargo durable imposé sur l'importation d'animaux et représente une grave menace pour la santé des humains et des animaux. La plupart des oiseaux importés illégalement proviennent de Chine. Ceci entraîne des risques supplémentaires.
Le commerce illégal d'oiseaux prospérera lorsque l'embargo sur leur importation sera prolongé, ou deviendra plus lucratif lorsque l'interdiction deviendra définitive, surtout si elle est conjuguée à une hausse des prix. Au cours des dernières années, le commerce légal traditionnel d'oiseaux sauvages et exotiques a contribué à réduire le nombre d'importations illégales.
M. Kyprianou, membre de la Commission of the European Communities sous-estime les risques posés à la santé publique par les importations illégales.
La situation est très alarmante; d'ailleurs, le principal enjeu débattu publiquement est le risque énorme que représente la grippe aviaire. Les oiseaux sont importés dans l'UE sans contrôle et les risques ont été sans cesse soulignés au cours des récents mois. Les importations par des propriétaires privés connaissent aussi une certaine croissance. Les collectionneurs privés ont le droit d'importer quatre oiseaux sans être devoir se soumettre aux inspections. La popularisation des billets d'avion économiques rend le transport et l'importation d'oiseaux de luxe très lucratif.
Les importateurs autorisés d'oiseaux sauvages ont une grande expérience du commerce des oiseaux et connaissent les risques. Ils respectent toutes les exigences et possèdent les certificats vétérinaires, ce qui signifie que chaque importateur doit avoir accès à un centre ou à une installation approuvée de quarantaine. L'importance de la quarantaine a été prouvée En effet, la grippe aviaire a été limitée à la zone de quarantaine jusqu'à maintenant. (Note ryback: On se souvient des cas en grande bretagne avec des oiseaux importés)

La European Association of Im- and Exporters of Birds and Live Animals a raisonnablement conseillé à M. Kyprianou de rectifier la réglementation concernant l'importation d'oiseaux sauvages en empêchant toute violation des dispositions concernant la santé et le bien-être vétérinaire.
Un commerce bien réglementé est beaucoup plus sécuritaire qu'un commerce qui fraie de plus en plus avec l'illégalité et expose les oiseaux à tous les risques de santé découlant des circonstances lamentables du transport.
La European Association ne comprend pas pourquoi les membres de la Commission et les experts vétérinaires des États membres ne se montrent pas plus responsables par rapport à la grippe aviaire, car il existe d'autres méthodes, et des meilleures, pour limiter les risques, notamment l'application d'une réglementation appropriée.
Note ryback: Tiens voilà une chose bien curieuse. On sait que le risque d'introduction par les oiseaux migrateurs est quantifiable mais nous savons aussi que dans certains pays, c'est l'importation illégale qui est à l'origine d'une crise aviaire. Dans ce contexte, comment rester sourd à ce type d'argument.......
source: pdafrance.com
par ryback
Aux états unis, il semble que la crainte principale soit que le virus de la grippe aviaire passe d'abord par Hawaï. C'est pour cette raison que des tests sont actuellement effectués sur des oiseaux migrateurs provenant d'ASIE où le virus est endémique.
Chaque année, des oiseaux sauvages émigrent d' asie vers le pacifique.
Hawaï devient donc un poste avancé dans la surveillance contre la grippe aviaire. Les tests permetteront de prouver la présence du virus dans ces oiseaux et de mettre en oeuvre les mesures appropriées en amérique du Nord.
Depuis avril, presque 10.000 échantillons provenant d'oiseaux sauvages ont été effectués tous négatif à la forme hautement pathogène du virus.
Note ryback: la surveillance en amont est une mesure de protection mais n'est pas à mon sens la solution. Il faut en effet se concentrer sur la source même du virus en ASIE.
source
par ryback
Grippe aviaire : les ornithologues confiants [ 14/03/06 ]Un spécialiste des populations aviaires estime que l'épidémie de grippe va vite s'essouffler. La mortalité des oiseaux sauvages ne semble pas exceptionnelle.
Pour expliquer la diffusion du H5N1, les ornithologues ont utilisé le modèle de contamination par l'eau froide : des oiseaux migrateurs auraient apporté le virus de Sibérie vers la Turquie. De là, c'est le commerce du poulet qui aurait propagé le virus pathogène au sein des pays de l'Est, puis vers l'ensemble de l'Europe.«
Il n'y a pas de raison de particulièrement s'inquiéter cette année. » Le
propos rassurant de l'ornithologue Romain Julliard détonne dans cette saison de panique aviaire. Ce spécialiste des populations d'oiseaux au Muséum d'histoire naturelle cache bien sa colère derrière sa placidité naturelle. Car
la position des ornithologues tranche avec l'alarmisme « précautionneux » des virologues. Pour Bertrand-Pierre Galey, directeur général du Muséum national d'histoire naturelle, ces scientifiques de laboratoire manquent d'expérience du terrain et comprennent mal la dynamique d'un virus dans une population sauvage.«
Les ornithologues ont développé plusieurs modèles de propagation des épidémies. Les caractéristiques de la grippe aviaire collent pour l'instant avec le modèle de contamination par l'eau froide, assure Romain Julliard. Les migrateurs auraient apporté le virus de Sibérie vers la Turquie. De là, le commerce du poulet aurait propagé le virus pathogène au sein des pays de l'Est. On pense alors qu'une pisciculture croate nourrie par des fientes de poulet a réinfesté les oiseaux sauvages, qui ont ensuite déplacé la maladie vers l'Italie, puis le nord de l'Europe. »
Po
ur le scientifique, la vulnérabilité du virus au-dessus de 10 degrés dans l'eau se vérifie aujourd'hui avec le réchauffement de l'Italie : l'épidémie y a cessé. Quant aux
infections africaines, elles sont attribuées au commerce de volaille. D'autant plus que le virus devrait au fur et à mesure se spécialiser sur une espèce pour gagner en efficacité. A contrario, il perdra en capacité de propagation. Il est donc
probable, selon lui, que la crise va s'éteindre rapidement même si une poche peut subsister dans les pays du Nord.L'ampleur limitée de l'épidémie donne pour l'instant raison à l'ornithologue. « On n'a retrouvé que quelques dizaines de canards morts du H5N1, alors que des dizaines de milliers sont en bonne santé. Cette faible mortalité doit être comparée aux centaines de milliers de morts provoquées par la chasse », relativise Romain Julliard. Selon lui, cet épisode de grippe ne devrait pas excéder les moyennes habituelles. Une crise d'épidémie qui affecte une espèce tue au maximum 10 % à 15 % de la population dans la zone de contamination. Les grippes touchent généralement les canards, une espèce sensible à cause de son mode de vie et le dynamisme de sa démographie. Ils se reproduisent à un rythme élevé, 8 à 10 oeufs par ponte, et combinent un instinct grégaire, de fortes migrations et une vie sur l'eau.
Pour estimer le taux de survie des populations, les ornithologues profitent d'un réseau unique de surveillance des oiseaux. Ce suivi temporel des oiseaux communs (STOC) gratuit n'a aucun équivalent pour d'autres faunes. Il repose sur la passion de 800 bénévoles qui surveillent les populations plusieurs fois par an. Ils effectuent jusqu'à 150.000 poses de bagues sur les oiseaux, soit environ 1 % des effectifs « français ». Grâce à la base de données française STOC et la base européenne Euring, les ornithologues peuvent identifier les populations tout au long de la saison. Du coup, les naturalistes retrouvent 3.000 à 5.000 oiseaux morts bagués par an.Depuis les débuts de la crise de la grippe aviaire, les experts ornithologues ont été largement sollicités, notamment pour prédire la propagation du virus chez les oiseaux sauvages. L'intérêt pour cette discipline vient pourtant un peu tard... «
Nous manquons encore beaucoup de connaissance sur ces sujets, peu de moyens y ont été consacrés jusqu'alors. On connaît bien mieux les modèles mammifères. En France, aucun poste d'épidémiologiste n'existe pour les oiseaux sauvages, et je suis l'un des seuls trois spécialistes français des populations d'oiseaux. Il n'y a aucune aide pour le réseau STOC qui ne fonctionne que par la bonne volonté », déplore Romain Julliard.
Une nouvelle fois, c'est la myopie de la politique de recherche qui est en cause. «
On critique souvent les naturalistes pour leurs méthodes archaïques faites notamment d'observation sur le terrain. Nous sommes tout à fait prêts à utiliser des microémetteurs ou des pointeurs laser pour pister les oiseaux. Mais qu'on nous en donne la capacité ! » ironise Bertrand-Pierre Galey, ardent défenseur de la taxinomie et des sciences naturelles.
Les ornithologues espèrent bien que de nouvelles lignes de crédit seront débloquées à la faveur de cette crise. Parmi les sujets que veulent creuser les scientifiques figure la modélisation de la transmission au sein des communautés aviaires. Ils estiment que plus celles-ci sont diversifiées, plus le virus de la grippe a du mal à s'étendre. «
Nous voudrions par exemple pouvoir simuler l'impact d'une infestation de la région de la Dombes en fonction du nombre de cygnes, de canards, etc. », précise Romain Julliard. Les Américains réinvestissent peu à peu ce domaine, notamment sur la problématique de la salmonelle dont les oiseaux sont porteurs.
sourceNote ryback: Là au moins, pas de langue de bois, pas de sous entendus, juste des propos clairs et précis permettant cette fois de recentrer reellement le problème. Ca fait du bien quand même.
par ryback
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