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Mardi 15 novembre 2005

ÉTIOLOGIE

Classification de l'agent causal

Virus de la famille des Orthomyxoviridés, du genre Influenzavirus A, B. À ce jour, toutes les souches hautement pathogènes étaient des virus A appartenant aux sous-types H5 et H7

Résistance aux agents physiques et chimiques

Température : Inactivé à 56°C/3 h ou 60°C/30 mn
pH : Inactivé à pH acide
Agents chimiques : Inactivé par les agents oxydants, le dodécylsulfate de sodium, les solvants des lipides, la ß-propiolactone
Désinfectants : Inactivé par le formol et les composés iodés
Résistance : Résiste pendant de longues périodes dans les tissus, les fèces et l'eau

ÉPIDÉMIOLOGIE

Maladie hautement contagieuse
Hôtes

Les souches du virus de la peste aviaire ont été isolées principalement chez les poulets et les dindons
On peut raisonnablement présumer que toutes les espèces aviaires sont sensibles à l'infection

Transmission

Contact direct avec les sécrétions des oiseaux infectés, notamment les matières fécales
Nourriture, eau, matériel et vêtements contaminés
Les oiseaux d'eau douce et de mer cliniquement sains peuvent introduire le virus dans les élevages
Les oeufs contaminés cassés peuvent infecter les poussins dans les couveuses

Sources de virus

Matières fécales, sécrétions respiratoires
Les virus hautement pathogènes peuvent résister pendant de longues périodes dans les matières fécales infectées ainsi que dans les tissus et dans l'eau

Répartition géographique

Des souches peu ou pas pathogènes du virus grippal de type A sont présents dans le monde entier. Des virus A de la peste aviaire appartenant aux sous-types H5 et H7 HA ont été isolés occasionnellement chez des oiseaux en liberté, en Europe et dans d'autres régions. Des foyers dus à ces virus hautement pathogènes ont été signalés en Pennsylvanie (États-Unis d'Amérique), en 1983-84. Plus récemment, des foyers ont éclaté en Australie, au Pakistan et au Mexique. Certaines données ont montré que les virus H5 faiblement pathogènes peuvent subir une mutation et devenir hautement pathogènes.

Les infections par les virus hautement pathogènes sont rares et ne doivent pas être confondues avec les infections à virus peu pathogènes, qui peuvent aussi appartenir aux sous-types H5 ou H7.

Pour obtenir des informations plus complètes, se référer aux numéros récents de Santé animale mondiale et du Bulletin de l'OIE.

DIAGNOSTIC

La période d'incubation est comprise entre 3 et 5 jours

Diagnostic clinique

Dépression sévère, diminution de l'appétit
Réduction considérable de la production d'oeufs
Oedème céphalique avec tuméfaction et cyanose de la crête et de la caroncule
Pétéchies sur les muqueuses internes
Mort subite (la mortalité peut atteindre 100 %)
Isolement du virus indispensable pour confirmer le diagnostic

Lésions


Poulets
Les lésions peuvent être absentes en cas de mort subite
Congestion sévère de l'appareil musculaire
Déshydratation
Oedème sous-cutané de la tête et du cou
Écoulement par le nez et le bec
Congestion sévère de la conjonctive, s'accompagnant parfois de pétéchies
Exsudats muqueux importants dans la lumière trachéale ou trachéite hémorragique sévère
Pétéchies à la face interne du sternum, sur les séreuses et les tissus adipeux de l'abdomen, sur les surfaces séreuses et dans la cavité splanchnique
Congestion rénale sévère, parfois accompagnée de dépôts d'urates dans les tubules
Hémorragies et dégénérescence des ovaires
Hémorragies de la surface muqueuse de l'estomac glandulaire, notamment à la jonction avec le gésier
Hémorragies et érosions de la muqueuse du gésier
Foyers hémorragiques sur les tissus lymphoïdes de la muqueuse intestinale

Les lésions observées chez les dindons sont similaires à celles des poulets mais ne sont pas toujours aussi marquées. Les canards infectés par des souches hautement pathogènes et excrétant des virus ne présentent parfois aucun signe clinique ni aucune lésion.

Diagnostic différentiel

Forme aiguë du choléra aviaire
Maladie de Newcastle à souches vélogènes
Maladies respiratoires, notamment laryngotrachéites infectieuses
Diagnostic biologique

Procédures

Identification de l'agent

Inoculation dans des oeufs embryonnés de poule de 9 à 11 jours, puis :
Mise en évidence de l'hémagglutination
Test d'immunodiffusion pour confirmer la présence du virus grippal de type A
Détermination du sous-type par des antisérums monospécifiques
Évaluation de la virulence de la souche : détermination de l'indice de pathogénicité par voie intraveineuse chez des poulets de 4 à 8 semaines

Tests sérologiques

Tests d'hémagglutination et inhibition de l'hémagglutination
Immunodiffusion en gélose

Prélèvements

Identification de l'agent

Prélèvements trachéaux et cloacaux par écouvillonnage (ou prélèvements de fèces) chez les oiseaux vivants ou à partir d'organes et de fèces regroupés, provenant d'oiseaux morts

Tests sérologiques

Échantillons de sang coagulé ou sérum


PRÉVENTION ET TRAITEMENT

Il n'existe aucun traitement.

Prophylaxie sanitaire

Absence de contact entre les volailles et les oiseaux sauvages, notamment les oiseaux aquatiques
Non introduction dans les élevages d'oiseaux dont l'état sanitaire n'est pas connu
Surveillance des contacts avec les personnes
Procédures de nettoyage et de désinfection correctes
Présence, de préférence, d'une seule classe d'âge par exploitation

En cas de foyer

Abattage de tous les oiseaux
Élimination des carcasses et de tous les produits d'origine animale
Nettoyage et désinfection
Respect d'un délai de 21 jours avant l'introduction de nouveaux oiseaux

Prophylaxie médicale

Par le passé, on conseillait de ne pas vacciner contre la peste avaire, car certains individus peuvent être contaminés et disséminer des virus virulents malgré la vaccination. Cependant, lors des épisodes récents survenus au Pakistan et au Mexique, des vaccins à virus inactivés ont été utilisés pour combattre rapidement la propagation de la maladie.

Source

Jeudi 13 octobre 2005

Ces derniers sont nombreux mais les principaux sont:

Beaucoup de pertes subites sans symptômes cliniques (> 15% d’un troupeau en un jour).

L'animal peut présenter un plumage hirsute et une activité réduite. Il mange moins ou ne mange plus du tout. Il présente une fièvre élevée ainsi que des symptômes respiratoires (détresse respiratoire (l'animal respire mal, il garde le bec ouvert), éternuements, toux, écoulements des yeux et du bec), oedèmes(gonflements des tissus, froids au toucher) à la tête, au cou, à la crête, aux barbillons et aux pattes ou cyanose (=aspect bleu-violacé de la peau et des muqueuses suite à une mauvaise oxygénation du sang) de la crête et des barbillons peuvent apparaître.

De même, des troubles du système nerveux central (posture anormale de la tête, démarche non coordonnée) et une diarrhée liquide de couleur verdâtre, pouvant contenir des bouts de muqueuse intestinale peuvent aussi survenir.

On observe une chute de la ponte, les coquilles sont fines, voire inexistantes. Enfin une mortalité élevée (jusqu’à 100%) est un signe alarmant bien évidemment.

En dehors de leur forte contagiosité, les virus grippaux aviaires se transmettent facilement d’une ferme à l’autre par des moyens mécaniques : matériel, véhicules, aliments, cages ou vêtements contaminés. Les virus hautement pathogènes peuvent survivre longtemps dans l’environnement, notamment si la température est basse.

 
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