Chez les êtres vivants, le génôme est encodé sous forme d'ADN (acide désoxyribonucléique) ou d'ARN (acide ribonucléique).
Chez l'homme c'est de l'adn dans le noyau des cellules.
Chez le virus grippal, il s'agit d'arn dans une "capsule" contenue dans une membrane d'origine cellulaire.
L'adn est une suite de nucléotide (4 types différents : A=adénosine; T=Thymidine; G=guanosine; C=cytosine), sorte de "collier de perles".
Chez les eucaryotes (=vrai noyau : mammifère, végétaux supérieurs,...) :
A la suite d'un système de lecture d'un gène (=portion d'adn) (par une arn-polymérase), un brin d'arn est synthétisé dans le noyau : c'est une copie d'un gène. Cette copie quitte le noyau et des ribosomes (protéines fonctionnelles) traduisent le brin d'arn en une protéine (dans le cytoplasme). Le ribosome suit le "plan de montage" contenu sur l'arn : en lisant 3 bases nucléiques d'affilées (3 bases=1 codon), il associe un acide aminé (aa) et un seul; puis il passe à la lecture du triplet suivant auquel il associe l'aa correspondant (cf schéma). Par exemple, en lisant un arn de 150 bases nucléiques, on obtient une protéine de 50 aa.
L'hémagglutinine et la neuraminidase (H5 et N1 pour le H5N1) sont des protéines d'origine virale (leur lieu et mode de synthèse seront expliquées ailleurs).
Le changement d'une base sur la chaine d'adn (ou d'arn) pourrait suffire à changer l'aa correspondant (le triplet qui sera lu change de signification : l'aa ne sera plus le même). Exemple si au lieu d'avoir les bases CCC, il y ait CAC (changement d'une seule base C->A); l'acide aminée correspondant ne sera plus la proline mais l'histidine.
Chaque aa possédent ses propres caractéristiques physico-chimiques. Untel aura une forte affinité avec tel autre, mais pas avec tel autre. Regardez le schéma "la conformation d'une protéine". Sur la deuxième figure, les groupes fonctionnels des aa (qui marquent leurs différences entre eux) sont placés à l'extérieur d'une spire. Dans notre exemple, l'enchainement des aa n'est plus exactement le même, la protéine change légérement de forme car les forces d'attractions/répulsions sont modifiées. Cette protéine aura une forme différente et fonctionnera différement de la protéine d'origine.
Dans le cas de la grippe la forme des protéines à la surface des cellules humaines et la formes des protéines à la surface du virus jouent un grand rôle dans la transmission inter-humaine. C'est pour cela que la forme de la protéine H5 est très surveillée.
Pour des schémas cliquez ICI et PAR ICI.
Merci à Fred pour ces explications.
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