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Dimanche 10 juin 2007

Les données 2005-2006 de virus de FluForecast (des infos sur fluforecast ici) ont indiqué clairement que le taux de mortalité humain du virus H5N1 augmente nettement et plus particulièrement en INDONESIE.

Il y a deux jours, Bayu Krisnamurthi, ( article ici) qui se trouve la tête de la commission anti grippe aviaire indonésienne a déclaré que des changements récents du virus H5N1 semblent augmenter son taux et sa facilité de transmission des oiseaux aux humains.

L'organisation mondiale de la santé (OMS), qui n'a pas encore employé le service de FluForecast, a signalé qu'elle n'a aucune preuve jusqu'ici de ces changements.

 

Des infos sur REPLIKINS

cliquez sur l'image

FluForecast est un logitiel automatisé qui fourni des indications sur les changements genomiques des virus. Il est le seul système qui a avec succès prévu, bien en avance, chaque foyer de grippe aviaire  H5N1 au cours des sept dernières années.  (Note ryback: Je me demande si la traduction est OK: Tout prévoir sur une si longue distance me parait suspect, non ?)

La découverte récente du gène Replikin (toujours dans l'article cité en haut) et les améliorations de la technologie brevetée Replikins ont permis la prévision des zones géographiques aussi bien que les gènes et les espèces animales entrant en compte dans chaque manifestation.

Source complète: General health

 

Note ryback: Je suis très surpris. Soit ce logitiel est purement incroyable, soit c'est un amas de bétises ou alors on est dans la théorie du complot...... J'attends avec impatience la position de l' OMS sur ces éléments REPLIKINS.

Mardi 29 mai 2007

Une équipe de scientifiques vient de faire paraitre une étude réalisée en utilisant des anticorps dérivés de cellules immunitaires de patients qui ont survécu après avoir contracté le virus H5N1.

«L' éventualité d'une pandémie par le virus H5N1 ou par un autre virus contre lequel les humains n'ont pas d'immunité naturelle représente un défi particulièrement préoccupant dans le domaine de la santé publique», a rappelé Anthony Fauci, du Niaid. (note ryback: National Institute of Allergy and Infectious Diseases )

«Si les données de cette étude préliminaire se confirment, et se traduisent en résultats cliniques et expérimentaux, cela signifierait que des anticorps humains monoclonaux pourraient avoir une valeur thérapeutique et prophylactique au cas où une pandémie surviendrait.» 


 Entre janvier 2004 et février 2005, quatre Vietnamiens ont été atteints d'une grippe aviaire à H5N1 dûment diagnostiquée. Un recueil de leur sang a été réalisé au décours de leur guérison.

Le Dr Antonio Lanzavecchia, en Suisse, a réalisé une extraction des lymphocytes B mémoire, qui produisent les anticorps. Une mise en culture en association à du virus EBV (Note ryback: le virus Epstein-Barr (EBV) est à l'origine entre autres de la mononucléose infectieuse) pour immortaliser les cellules a permis qu'elles continuent à produire des quantités appréciables d'anticorps.

Ensuite, les chercheurs du laboratoire du Dr Subbarao ont réalisé un criblage parmi 11 000 échantillons contenant des anticorps fournis par l'équipe suisse. Ils en ont décelé quatre capables de neutraliser le virus H5N1.

Le Dr Lanzavecchia a purifié des anticorps monoclonaux neutralisant spécifiquement H5N1.

L'équipe du Niaid a testé ces anticorps chez des souris. Par groupes de cinq, des souris ont reçu soit deux anticorps anti-H5N1 humains, soit des anticorps contre le charbon ou la diphtérie. Le lendemain, les souris ont été soumises à des doses létales de virus.

Les souris témoins (celles qui ont reçu les anticorps d'autre nature) sont toutes tombées malades rapidement et sont décédées, quelles que soient les doses administrées. Mais les souris qui ont reçu les anticorps anti-H5N1 ont survécu à 80 %, tout du moins pour celles qui ont eu les doses les plus élevées.

Les analyses complémentaires ont montré que les souris recevant l'un ou l'autre des anticorps présentent des charges virales intrapulmonaires entre dix et cent fois inférieures à ce que l'on observe chez les témoins. De plus, chez ces souris, très peu de virus ont migré au-delà des poumons.

Les chercheurs ont ensuite testé le potentiel thérapeutique des anticorps. Ils ont infecté des souris par des doses létales du H5N1 qui circulait au Vietnam en 2004 et donné les anticorps 24, 48 et 72 heures plus tard. Au total, 58 des 60 souris traitées ont survécu, tandis que toutes les souris d'un groupe témoin qui n'avaient reçu aucun anticorps sont mortes.

«Les quatre anticorps testés ont conféré une protection robuste. Le plus surprenant est que les taux de survie sont excellents, y compris lorsque le traitement a été retardé et donné trois jours plus tard.»

Encouragés par ces résultats, les chercheurs ont ensuite recherché le pouvoir de ces anticorps contre une souche de H5N1 différente. Et trouvé que trois des anticorps induits par une souche de 2004 ont eu un effet préventif contre une infection conférée par une souche de 2005.

«Ce qui suggère que les anticorps humains peuvent donner une protection élargie contre différents variants de H5N1. Une qualité importante, compte tenu du pouvoir d'évolution rapide du virus.»

source complète: quotimed via le forum influenza H5N1

Lundi 21 mai 2007

La compagnie australienne IMUGENE a annoncé que 100 pour cent des poulets vaccinés avec leur candidat ont résisté à une exposition au virus H5N1.

La première dose a été injectée dans les oeufs du groupe d'essai et un propulseur oral a été alors effectué quand les poulets avaient sept jours. 



Les volailles ont été alors exposées à une souche asiatique fortement pathogène du virus aviaire  H5N1 sans que les volailles ne présentent aucun signe de la maladie.

Sept sur les huit poulets non vaccinés sont morts une fois exposés au virus.

source complète:
birdflubreakingnews

Lundi 14 mai 2007

Note ryback: Nous savons que la mise au point de vaccins H5N1 prépandémiques par l’OMS est une priorité de la stratégie de préparation à la pandémie.

Le présent document a été allégé par mes soins pour en permettre une lecture plus rapide permettant de saisir les points importants.

Le document fait le point sur les virus H5N1 circulant chez les oiseaux, de ceux qui ont provoqué des infections humaines et sur le stade de développement des vaccins H5N1 candidats.

Les autorités nationales pourront s’en inspirer pour orienter leur prise de décision concernant la production de vaccins prépandémiques.

Les virus H5N1 choisis pour la mise au point d’un vaccin prépandémique étaient représentatifs
des virus distincts sur le plan antigénique et génétique ayant infecté l’homme.

Ces vaccins ont été préparés à l’aide des techniques de génétique inverse.
(cliquez pour comprendre ce qu'est la génétique inverse)

Il est recommandé aux fabricants de consulter les autorités nationales de chaque pays afin de déterminer quels sont les virus H5N1 particuliers à utiliser pour préparer les lots pilotes expérimentaux et constituer des stocks.

Les décisions doivent être basées sur l’épidémiologie et la répartition géographique des virus H5N1 circulants décrits ci-dessous.

Des comparaisons sont en cours entre les virus vaccins H5N1 candidats mis au point à partir de virus du clade 1 et ceux mis au point à partir de virus du clade 2 qui portent sur leur immunogénicité, leur réactivité croisée, et leurs liens de parenté avec les nouveaux virus H5N1 émergents.

Les séquences des gènes de l’hémagglutinine (HA) de la majorité des virus H5N1 ayant circulé chez les espèces aviaires au cours des 4 dernières années se divisent en 2 clades (ou groupes
génétiques) distincts.

Les virus du clade 1 circulant au Cambodge, en Thaïlande et au Viet Nam ont été responsables d’infections chez l’homme dans ces pays en 2004 et 2005 et en Thaïlande en 2006.

Les virus du clade 2 circulent chez les oiseaux en Chine et en Indonésie depuis 2003; ils se sont propagés vers l’ouest en 2005 et 2006 pour atteindre le Moyen-Orient, l’Europe et l’Afrique. Depuis la fi n 2005, les virus du clade 2 ont été les principaux responsables des infections rencontrées chez l’homme.

De nombreux sous-clades du clade 2 ont été distingués; 3 d’entre eux – les sous-clades 1, 2 et 3 – montrent une répartition géographique différente et ont jusqu’ici été en grande partie responsables des cas rencontrés chez l’homme.

Entre août 2006 et mars 2007, la majorité des séquences HA des virus H5N1 qui ont continué de circuler ou sont réapparus chez  les espèces aviaires et ont été associés à des cas sporadiques d’infections chez l’homme en Afrique, en Asie et en Europe appartenaient aux clades et sous-clades phylogénétiques précédemment déterminés.

Les virus du clade 1 ont été responsables de flambées chez les oiseaux en Thaïlande et au Viet Nam et d’infections chez l’homme en Thaïlande.



Les virus du clade 2.1 ont continué à circuler chez les volailles et ont provoqué des infections chez l’homme en Indonésie. Les virus du clade 2.2 ont provoqué des fl ambées chez les oiseaux dans certains pays d’Afrique, d’Asie et d’Europe et ont été associés à des infections chez l’homme en Egypte, en Iraq et au Nigéria.

Les virus du clade 2.3 ont été isolés sporadiquement en Asie et ont été responsables d’infections chez l’homme en Chine et en République démocratique populaire lao. En outre, quelques virus n’entrant pas dans cette classifi cation ont été isolés chez des volailles domestiques au cours de flambées localisées en Asie; ils appartiennent semble-t-il à de nouveaux clades émergents,
représentés par A/goose/Guiyang/337/2006 et A/chicken/Shanxi/2/2006.


Les tests d’inhibition de l’hémagglutination appliqués aux isolements de virus H5N1 réalisés chez l’homme et appartenant aux sous-clades 2.1, 2.2 et 2.3 ont montré qu’ils étaient étroitement apparentés sur le plan antigénique aux virus vaccins candidats précédemment recommandés: A/Indonesia/5/2005, A/bar-headed goose/Qinghai/1A/2005 et A/Anhui/1/2005.



Des données supplémentaires sont nécessaires afin de déterminer la parenté antigénique existant entre les virus représentatifs des clades émergents et ceux des clades précédemment identifiés.


Des vaccins prépandémiques sont actuellement mis au point par les fabricants au moyen de virus des clades 1 et 2.

Des essais cliniques ont été menés ou sont en cours dans plusieurs pays, et la constitution de stocks de vaccins préparés à partir du clade 1 a commencé dans certains pays.

On ignore si la prochaine pandémie de grippe sera ou non provoquée par des virus H5N1 ou
lequel des clades ou sous-clades sera responsable d’une éventuelle pandémie, les essais cliniques au moyen de virus du clade 1 et du clade 2 doivent se poursuivre; ils joueront un rôle essentiel dans la préparation à la pandémie.

Ces essais permettront également de maximiser les données disponibles sur la stimulation de la réponse immunitaire, la réactivité croisée et la protection croisée par des virus vaccins appartenant à différents clades et sous-clades. (Note : On progresse donc dans un domaine qui est inconnu actuellement et c'est bon pour la recherche d'un point de vue global)

Les autorités nationales peuvent tenir compte de la propagation géographique, de l’épidémiologie et des propriétés antigéniques et génétiques des virus H5N1 isolés chez l’homme pour décider s’il faut recommander l’utilisation d’un ou plusieurs des virus vaccins H5N1 candidats qui suivent pour la production d’un lot de vaccins pilotes et leur stockage ultérieur là où les politiques nationales pertinentes existent:

un virus de type A/Indonesia/5/2005; 
un virus de type A/bar-headed goose/Qinghai/1A/2005; 
un virus de type A/Anhui/1/2005.

source complète du document: OMS



Lundi 7 mai 2007

Cet article est la suite des informations que nous avions publié sur le blog le 08 avril 2006 (article consultable ici)

BioCryst a annoncé que des recherches ont rapporté des résultats favorables concernant le traitement à base de peramivir dans un modèle animal de la grippe en utilisant une souche fortement virulente du virus H5N1 (une souche aviaire de grippe qui avait causé une infection humaine mortelle au Vietnam).

source image: nature.com


Ce résultat présenté le 30 avril 2007 par le Docteur David Boltz lors de la 20ème conférence internationale sur la recherche antivirale conclu que le peramivir est un traitement efficace une fois administré en intramusculaire lors d'une infection H5N1 chez les souris et que ces données soutiennent l'utilisation potentielle de cet antiviral  lors d'une pandémie.

On a observé un taux de survie de 40% à 60% chez les souris traitées avec une ou deux injections de peramivir.

 

Cependant, la survie de 100% des souris a été réalisée par deux injections de peramivir.

 

Note ryback: Plus les antiviraux seront nombreux, plus les chances de sauver le plus de personnes sont élevées. De plus, cette recherche va probablement permettre des avancées scientifiques dans d'autres domaines.

source article: news medicals.com


 
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