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Mardi 11 octobre 2005

Note ryback: A la lecture de nombreux articles faisant état des tests en cours de réalisation sur le vaccin anti grippe aviaire, voici un article concernant plus particulièrement le problème de l'immunité résultant d'un futur vaccin et du temps par l'organisme pour creer cette immunité.

Tandis que les essais initiaux d'une vaccination anti grippale en phase de test s'effectuent,  des questions se posent au sujet de la capacité du vaccin à protéger un grand nombre de personnes.

Parmi les problèmes potentiels : La dose du vaccin doit être plus fortement dosée que pour un vaccin de la grippe classique. Il s'agit en fait d'un problème résultant  d'une des caractéristiques du virus du H5N1 qui exige une dose plus élevée pour obtenir une immuno-réaction.

En fonction des résultats obtenus par ces immuno-réactions, il faut ajuster la dose devant être administrée. En effet, une dose moindre susceptible de protéger les gens permetterait d'en vacciner plus pour une quantité donnée.  

Les problèmes avec un vaccin à haute dose de H5 sont doubles : d'abord, puisque les gens n'ont été jamais exposés aux virus H5, une première vaccination devra être effectuée, puis un mois plus tard une seconde dose sera obligatoire pour obtenir une immunité correcte. En raison de ce régime de deux vaccins, l'immunité ne serait pas effective avant six semaines, donnant au virus une plus grande autonomie de propagation et de contamination.

 (SOURCES : John Treanor, M.D., professeur, médecine, et professeur d'associé, microbiologie et immunologie, université d'école de Rochester de médecine et art dentaire, Rochester, N.Y. ; James D. Campbell, M.D., professeur auxiliaire, pédiatrie, centre pour le développement vaccinique, université du Maryland, Baltimore)

Dimanche 9 octobre 2005

Dans quelques articles sur ce blog, nous avons lu que le test ou que la PCR était positive.

Pour les curieux, voici une définition de la PCR et son mode de fonctionnement.

Définition PCR: La réaction en chaîne par polymérase (ou en anglais, la polymerase chain reaction, PCR), est une méthode de biologie moléculaire mise au point en 1985 par Karry Mullis, qui obtint le prix Nobel en 1993. Cette méthode permet de dupliquer un fragment d'ADN, et par répétition du processus, d'atteindre des milliards de copies : 2 N au bout de N cycles. C'est une technique d'étude de la génétique.

En application, il faut un minuscule bout de gène ou un bout de virus, trop petit pour être mesuré.  Cette partie minuscule va être multipliée par recombinaison pour pouvoir être mesurée. Cette technique est employée lorsque l'on cherche quelque chose de specifique, en petite quantité... et mortel ( maladie des legionnaires entre autre ) (Merci à anne pour cette information)

Et vous auriez bien aimé voir comment ça marche hein ? Bon alors cliquez ici 

Dimanche 9 octobre 2005

Les laboratoires du réseau mondial de l’OMS contre la grippe préparent des virus expérimentaux. Plusieurs d’entre eux ont les installations de haute sécurité (sécurité biologique de niveau 3) nécessaires pour mener à bien des travaux sur des virus hautement pathogènes comme le H5N1. Ces virus sont ensuite envoyés aux fabricants pour constituer un “stock de virus de semence” en vue de la production du vaccin.

Il y a plusieurs étapes à franchir avant qu’un nouveau vaccin antigrippal soit prêt à être utilisé. Les virus destinés à la préparation des vaccins sont cultivés sur l’œuf de poule. Mais, compte tenu de la létalité du H5N1 pour les embryons de poulets, une nouvelle technique, la “génétique inverse”, doit être appliquée pour préparer le H5N1 expérimental pour la production vaccinale.

La génétique inverse consiste à procéder à un réassortiment du matériel génétique sélectionné sur le virus provenant des cas humains avec celui d’un virus de laboratoire. Le virus qui en résulte est reconnu par le système immunitaire humain, provoque une réaction d’immunité mais n’est pas pathogène. On peut également procéder à une modification génétique du virus de façon à ce qu’il ne soit plus létal pour les embryons de poulets. L’avantage supplémentaire de cette technique est de produire un virus expérimental qui pousse de manière prévisible pendant la phase de production.

Les fabricants utilisent ensuite ce virus pour produire des vaccins expérimentaux destinés aux essais cliniques. L’OMS apportera son concours pour la coordination de ces essais, nécessaires pour déterminer la quantité de vaccin et le nombre de doses à administrer pour obtenir la protection désirée dans toutes les tranches d’âge.

Samedi 8 octobre 2005

Concernant de nombreux emails sur cette question, voici les raisons pour lesquelles un vaccin est soit refait avec les mêmes souches ou alors crée de toutes pièces.

Pour les habitués de ce blog, nous allons entrer dans ce qui est appelé la modification antigénique mineure. cette modification est également nommée dérive antigénique ou  bien drift, mais restons simple.

Il s'agit en gros d'une mutation qui concerne aussi bien les virus du genre A que du genre B. Cette dérive antigénique est à l'origine d'épidémies limitées survenant tous les 3 - 4 ans.

Quand un nouveau virus (une nouvelle espèce) apparaît, la population humaine se trouve dépourvue d'anticorps et la première vague épidémique infecte une proportion considérable de la population (30 à 60 %). La multiplication intensive du virus favorise alors l'apparition de mutants.

Certains de ces mutants sont viables : ce qui donne des variants qui vont désormais circuler ensemble et deux variants apparus l'un à la suite de l'autre présentent des communautés antigéniques ; on observe donc un certain degré de protection croisée car les anticorps dirigés contre le premier variant neutralisent partiellement le second. Le nouveau variant trouve donc une population partiellement immunisée et peut tout au plus déterminer une épidémie modeste : telles sont les épidémies de grippe B, et les épidémies de grippe A entre deux pandémies.

Cependant, au sein des variants qui apparaissent, ne peuvent en "survivre" que ceux qui échappent à la neutralisation par les anticorps. La protection croisée diminue donc progressivement et finit par ne plus concerner deux variants séparés par plus de trois ans de "dérive antigénique" : une épidémie risque alors de se développer.

C'est pour cette raison que les vaccins de la grippe sont revus toutes les saisons grippales afin de se rapprocher au mieux des souches grippales circulant lors des épidémies. Ces souches sont observées dans l'hémisphère Sud lors de la saison grippale et le vaccin de l'hémisphère Nord tient compte de leurs présences pour sa composition.

J'espère avoir répondu à vos questions.

Ryback.

Mardi 4 octobre 2005

Source de l'article, cliquez sur le lien en dessous:

http://www.theaustralian.news.com.au/common/story_page/0,5744,16806742%255E2702,00.html

Une campagne d'essai de vaccins anti grippe aviaire débute en AUSTRALIE. Cette campagne est effectuée sur 400 volontaires australiens. Ces derniers recevront une dose d'un vaccin prototype contre la grippe aviaire cette semaine. Ces cobayes seront alors engagés malgré eux dans une course s'inscrivant dans la recherche scientifique pour combler les lacunes dans la recherche sur ce type de virus.

L'approbation concernant ces tests a été effectuée dans deux villes, Melbourne et Adelaïde, d'où sont issus les 200 volontaires recrutés dans chaque ville. Le fabricant du vaccin est la firme CSL implantée en AUSTRALIE.

Les volontaires sont tous des adultes en bonne santé qui recevront chacun deux doses du vaccin à plusieurs semaines d'écart. Ils seront alors examinés pour voir si leurs systèmes immunitaires ont identifié la présence des éléments viraux et si leur organisme ont répondu en créant des anticorps adaptés.

Terry Nolan, responsable de cette expérience grandeur nature et responsable du groupe de recherche d'immunisation à l'institut de recherche de Murdoch Childrens à Melbourne, annonce que les résultats seront communiqués en décembre 2005, si ces derniers sont positifs, une seconde phase de recherche serait alors effectuée et qui concernerait cette fois la composition exacte et le dosage concernant les enfants et les personnes âgées.

D'une manière générale, les indications obtenues par ces expériences ne sont que éléments scientifiques se rapportant à une souche ayant infectée un homme au Vietnam. La souche concernant l'éventuelle pandémie n'existante pas encore, le vaccin ne peut être mis au point.

Cette même souche provenant de ce cas humain est employée pour la recherche et le développement du vaccin par les services de santé du monde entier.

Note ryback: Je n' ai pas pu obtenir une information concernant la souche employée (peut être celle-ci A/HongKong/156/97)

Néanmoins si vous avez des infos, merci de faire un commentaire, car actuellement, selon mes sources, il n'y a qu' une seule souche de H5N1 qui soit répertoriée comme provenant d'un humain.

 

 
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