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Vendredi 30 septembre 2005

Faisant suite à mon premier article, j'ai décidé de prendre en compte cette information et d'essayer de chercher plus de détail concernant dans un premier temps les causes de la transmission entre le chaval et le chien et ensuite de savoir si cette transmission présente un danger pour l'homme, car en effet, il s'agit encore une fois d'un franchissement des espèces.

épidémie aux Etats-Unis, des milliers de canidés sont touchés par un virus mortel frappant à l'origine les chevaux.

Ceci est la reprise d'un article assez précis provenant d'ici: http://www.lefigaro.fr/sciences/20050929.FIG0102.html?080712

 

Aux Etats-Unis, un virus de la grippe du cheval du groupe A (tout comme les virus humains et aviaires) s'est transmis chez des lévriers de course en 2004, puis, créant ces derniers jours une carinte, chez des chiens de compagnie et dans des chenils.

La revue Science express publie cette découverte qui fait état d'un franchissement de barrière d'espèce inquiétant. En effet, le chien qui est très proche de l'homme est plus souvent en contact du public que le porc où les poules (la preuve, j'ai un chien chez moi, comme pas mal de monde !!!!!!), pourrait devenir une source nouvelle de transmission de nouveaux virus influenza A aux humains.

Tout a commencé en 1963 chez le cheval, aux Etats-Unis, où un virus influenza A baptisé H3N8 a été identifié. Il a touché depuis de nombreux élevages, comme son cousin européen H7N7 (découvert à Prague en 1956) et a causé en 2004 des bouffées épidémiques équines en Argentine, au Canada, en Croatie, au Danemark, en France, en Grèce, en Hongrie en Irlande, en Italie, en Suède et au Royaume-Uni. Jusque-là, seuls les éleveurs de chevaux et les vétérinaires étaient concernés. Mais en quarante ans d'existence, jamais le virus n'était passé chez l'homme, ou dans une autre espèce.


En janvier 2004, Cynda Crawford, vétérinaire de l'université de Floride, est avertie qu'une vingtaine de lévriers de course ont été atteints d'une épidémie apparente de maladies respiratoires sur un champ de course de Floride. Quatorze lévriers ont eu une forme bénigne de la maladie avec un pic fébrile suivi d'une toux persistante pendant dix jours. Mais huit des animaux ont été victimes d'une mort foudroyante, avec des hémorragies pulmonaires cataclysmiques, et des signes à l'autopsie d'inflammation des alvéoles (bronchiolite) et de pneumonie suppurative. Des prélèvements pulmonaires mis en culture montrent un effet de destruction des cellules qui est caractéristique des virus. Un premier test de détection de virus grippaux a indiqué qu'il s'agissait de virus de grippe A.


Entre-temps, de juin à août 2004, l'épidémie touche des champs de course au Texas, dans le Kansas, en Virginie-Occidentale et en Floride ; plus de 10 000 chiens sont touchés. Cynda Crawford et son équipe travaillent d'arrache-pied : ils découvrent en utilisant des sérums dirigés contre des antigènes spécifiques, que le virus isolé est un H3 : son hémagglutinine, la protéine qui lui permet de rentrer dans les cellules cibles, est du même type que le virus de grippe du cheval.


L'épidémie suit son cours entre janvier et mai 2005, sur sept champs de course de Floride, et de nombreux autres en Arizona, Massachusetts, Alabama, Kansas, West Virginia et le Wisconsin : on estime qu'elle a touché 20 000 chiens de course supplémentaires (avec une mortalité de 5 à 8%). Pendant ce temps-là, les chercheurs ont séquencé la totalité du génome du nouveau virus (il s'agit bien d'un H3N8) et ont effectué des comparaisons avec les séquences génétiques de nombreux virus d'autres espèces. Les arbres généalogiques génétiques montrent une identité de 96% entre le virus du chien et celui du cheval. « Nous avions trois isolats au départ, pour lesquels il y a cette identité et de nombreux autres aujourd'hui qui le confirment. Pensez qu'ils se ressemblent plus que les virus partagés par le porc et l'homme !», a précisé Cynda Crawford au Figaro.


En effet, la comparaison des mêmes gènes viraux de souches aviaires, porcines ou humaines ne montre que 80 à 94% d'identités de leurs séquences avec celles du nouveau virus du chien. Mais ce n'est pas tout : ce virus est passé tout entier, sans réarrangements génétiques entre son hôte habituel, le cheval, et son nouvel hôte, le chien. Et ce sans perdre son pouvoir pathogène. Il s'agit là d'un événement extrêmement rare : «Dans la majorité des cas de transmission entre espèces, le virus se retrouve dans un cul-de-sac, il ne peut pas continuer à se propager facilement dans un nouvel hôte, et encore moins se transmettre d'un individu à l'autre dans la nouvelle espèce qui l'abrite», reconnaît Cynda Crawford. Or, c'est très exactement ce que réalise ce nouveau H3N8. C'est ce que ne parvient heureusement pas à faire le H5N1 aviaire, dont on sait qu'il peut se transmettre de l'animal à l'homme (et le tuer), mais pas encore d'un être humain à un autre.


Dimanche 25 septembre, les Centers for Disease Control and Prevention américains (CDC) ont annoncé que le virus était désormais (très) présent dans des chenils pour chiens de compagnie dans le Connecticut, et dans la région de Westchester (près de New York). Quelque 80% des chiens contaminés ont des symptômes cliniques, allant de la toux banale à un grand tableau de pneumonie hémorragique emportant l'animal en quelques heures. «Mais surtout, estime le docteur Crawford, ce virus émergent est passé chez le chien. Et le chien pourrait bien être l'hôte amplificateur de virus influenza animaux.»

 Bon, ce texte explicite fait naitre une question: Y'a t il des cas de grippe équine chez les chevaux actuellement aux ETAS UNIS ? Je l'ignore mais je vais fouiller pour en savoir plus, affaire à suivre ..... 

Mercredi 28 septembre 2005

http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20050927.OBS0401.html

NOUVELOBS.COM | 27.09.05 | 14:56

Tandis que les hommes ont les yeux braqués sur les oiseaux, craignant que le virus de la grippe aviaire soit à l’origine d’une nouvelle pandémie mondiale, les canidés domestiques sont victimes du passage rapide d’un virus grippal des chevaux aux lévriers de course.

En janvier 2004, lors d’une course de lévriers en Floride, 22 chiens sont tombés malades, victimes d’une affection respiratoire. Huit en son morts. Les analyses ont révélé qu’ils avaient été infectés par un virus similaire au H3N8, responsable de la grippe équine, expliquent cette semaine des chercheurs dans la revue Science.

D’après Patti Cynthia Crawford et ses collègues, le virus est passé directement d’une espèce à l’autre, sans se recombiner. Les modifications moléculaires des hémagglutinines (le H dans la dénomination du virus) suggèrent que l’adaptation s’est faite dans le nouvel hôte canin, expliquent les chercheurs.

Depuis la course de Floride, le virus s’est propagé chez les lévriers. En 2004 14 champs de course de lévriers dans six Etats américains ont rapporté des cas d’infections respiratoires, 20 champs de course dans 11 Etats en 2005.

Quelques cas observés chez des chiens domestiques laissent craindre une possible épizootie chez les chiens. En revanche, jusqu’à présent, rien n’indique que le virus puisse passer du cheval à l’homme ou du chien à l’homme.

Note ryback: Le virus du sous-type H3N8 n'est pas dangereux pour l'homme, à ce jour. Seul les virus provenant des sous types H5 et H7 présentent un danger pour l'homme.

 
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